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L’UNION EUROPÉENNE
L’UNION EUROPÉENNE SOUTIENT LES CAMPAGNES POUR PROMOUVOIR LES
PRODUITS AGRICOLES DE HAUTE QUALITÉ.

Le rôle du pain à travers les siècles

Le pain est indissociable de notre quotidien. Il fait partie de notre vie depuis des siècles. Pour beaucoup d’entre nous, il est impossible d’imaginer une journée sans pain. Et c’était déjà le cas il y a bien longtemps.

Environ 123 ans avant Jésus-Christ

Le pain et les jeux, une subtile combinaison
Bonne chère et divertissements rendent les gens heureux. On l’avait compris depuis longtemps dans l’Empire romain. En tant qu’empereur, vous n’aviez qu’un seul souhait : rester le plus longtemps possible sur le trône. Cela n’était possible qu’en veillant à ce que le peuple reste calme et satisfait. Pas facile dans une Rome tumultueuse où un soulèvement populaire pouvait éclater à tout instant. Alors, que faire ? L’idée à cette époque était de distribuer le grain aux Romains afin qu’ils puissent produire et savourer leur propre pain. Et organiser gratuitement des combats de gladiateurs, bien entendu. Pour un tel divertissement, vous aviez besoin d’un estomac solide. Très astucieux donc d’avoir pensé au pain.

Moyen Age

Guildes de boulangers florissantes
Au Moyen Age, les boulangers se regroupaient en guildes prospères, qui jouissaient d’un grand prestige. Toutefois, le pain demeura tout au long du Moyen Age un produit de luxe, principalement réservé aux riches. Les fermiers, dans les campagnes, se nourrissaient la plupart du temps de bouillie d’avoine, d’orge ou de sarrasin. Pour les occasions spéciales, les gens cuisaient eux-mêmes leur pain et tartes dans leur propre four ou dans un four à pain commun que partageaient les habitants d’un hameau ou bien les gens apportaient la pâte qu’ils avaient préparée chez le boulanger pour la faire cuire. Nous trouvons encore aujourd’hui, dans notre environnement, des traces prouvant l’importance du pain et des céréales déjà au Moyen Age : granges d’abbayes, marchés aux grains dans de nombreuses villes, moulins à grain, etc.

1789

Pas de pain ? Qu’ils mangent de la brioche !
Imaginez un instant : vous travaillez dur, vous croulez sous les impôts et dépensez la moitié de votre salaire pour acheter un pain. La moitié ! En même temps, vous voyez le roi et son épouse profiter de la vie dans les nombreux palais qui leur appartiennent. La Reine Marie Antoinette ne voyait pas le problème de cette façon et cela ne l’intéressait guère. « Le peuple n’a pas de pain ? Qu’il mange de la brioche ! », se serait-elle exclamée. Prononcer ces mots, c’était nier la révolution française au cours de laquelle la Bastille fut prise d’assaut à Paris, le 14 juillet 1789. Par pure coïncidence, c’était juste au moment où les prix des céréales diminuaient à nouveau quelque peu suite à une grande famine. Une tranche de pain vous donne assurément plus d’énergie pour prendre d’assaut la Bastille qu’un estomac vide.

1914-18

Pain de cheval et biscuits de guerre
Durant les guerres mondiales, le pain a également joué un rôle important, tant pour les citoyens que pour les troupes. Cela relevait néanmoins d’un véritable tour de force de fournir chaque jour aux soldats un pain qui ne soit ni trop sec, ni trop humide, ni trop frais. Le pain était préparé sur place par les boulangers avant d’être acheminé, avec tous les problèmes de transport qui en découlaient. Ou bien le pain était préparé et cuit dans des fours ambulants et démontables, ce qui donnait du fil à retordre sur le plan logistique. Ce n’était jamais simple. De plus, les matières premières étaient rares étant donné que les occupants réquisitionnaient les stocks et le blé n’était, par exemple, à certaines périodes, pas disponible ou trop cher, certainement pour la population urbaine. C’est pourquoi les boulangers utilisaient de la farine provenant de toutes sortes de variétés de céréales, comme par exemple, les (variétés de) céréales ‘américaines’ telles que le grits et la céréaline, mais également des céréales de moins bonne qualité comme l’avoine et le maïs, utilisés auparavant comme aliments pour le bétail uniquement. C’est ce qui explique l’appellation ‘pain de cheval’ donnée au pain à cette époque dans le langage populaire. Afin que les enfant aient suffisamment d’énergie, les boulangers locaux de Meise confectionnaient des « biscuits de guerre », à base de farine de seigle et de miel.  

1960

Encore plus de saveurs
Avec l’arrivée des travailleurs immigrés en Belgique et le tourisme croissant, nous sommes entrés en contact avec différentes variétés de pain. Citons, par exemple, le pain plat turc, la baguette française, le bagel new-yorkais ou encore le pain indien naan. Le pain garnit la table du petit-déjeuner, s’invite à la pause de midi et sa variante épicée convient également très bien comme amuse-bouche pour l’apéritif. Que diriez-vous d’une ‘focaccia’ italienne ou de sa cousine française la ‘fougasse’, dans laquelle de l’huile d’olive, des légumes méditerranéens, olives ou lardons sont ajoutés à la pâte. Il n’en faut pas plus pour ravir nos papilles !

 

Aujourd’hui

L’embarras du choix
Pain au levain, pain d’épeautre, pain sans gluten et encore tant d’autres variétés, qu’il serait impossible de les citer toutes. La créativité de nos boulangers ne semble pas encore éteinte et chacun peut dès lors trouver son bonheur parmi un vaste assortiment de pains. Ou peut-être préférez-vous vous tourner vers les nombreuses variétés de céréales et de farines que l’Europe a à nous offrir ? Mais surtout, régalez-vous !

 

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